Arrivee a Salvador...La plus africaine des villes bresiliennes. Sur la route qui me mene au centre ville, de grands batiments sur ma droite, gros blocs de beton, modernes et sans charme, au loin de hautes tours, la ville semble en pleine construction. Sur ma gauche, l'Ocean, ses plages, ses paillotes et ses rouleaux, violents. Plus je m'approche, plus les habitations se font petites, colorees et fragiles. Ambiance favella.
Amusant: ici la plupart des feux tricolores sont surmontes d'un enorme chronometre. 87...86...85...voila le nombre de secondes qui restent avant que le feu vire au rouge. Idem pour les feux pietons. Pas bete !
Le bus me depose au coeur du Pelourinho, le quartier historique, "the place to be" pour qui aime la vie nocturne. Je pars a la recherche d'un lit pour la nuit. J'atteris a l'Albergue das laranjeiras, petite auberge de jeunesse mignonne et super clean (pas un cafard, pas de colonies de champignons sur les murs...le bonheur ! Merci Javi pour le plan !). Et c'est la que j'aurais peut etre mieux fait de m'abstenir...J'ai l'idee, un peu folle certes, d'aller profiter du soleil, des 25 degres pour aller faire un tour en ville. Malheur ! En deux secondes, le ciel se dechire et un deluge s'abat sur ma pomme (et un peu autour quand meme). Aussitot, des petits vendeurs de parapluie sortent de partout, des rues adjacentes, des boutiques...tels de petits escargots ravis par cette pluie benie.
Apres une bonne nuit reparatrice, je rencontre Praktish, un Indien tres sympa au p'tit-dej, il part avec son pote Italien prendre un cours de capoeira. Je m'incruste dans le plan. Salvador, c'est quand meme LE haut lieu de la capoeira et c'est une des motivations de ma venue ici. J'ai envie de prendre quelques cours, c'est tres facile ici, il y a des ecoles a tous les coins de rue !
Su-per ! Les eleves capoeristes arrivent un a un. Le Mestre, un grand rase tres respecte, fait chauffer les peaux des tambourins histoire de les detendre un peu avant de jouer...et c'est parti ! Sous les chants de la ronda, le rythme prenant des percus, la melodie du berimbau (le principal instrument de la capoeira, sorte de "canne a peche", enfin...en plus harmonieux !), les eleves se defient tour a tour. Il y a beaucoup d'humour, de feintes, de provocation bienveillante dans la capoeira. Lutte traditionnelle africaine, sorte de danse-jeu-combat. J'ai deja vu souvent des demonstrations de capoeristes confirmes, des spectacles bien rodes. Mais de voir,la, des amateurs, avec leur maladresse et leurs difficultes, le souffle court parfois, et les marques d'effort sur le visage, je realise combien c'est en fait un art precis et difficile. J'ai bien envie de m'y coller ! Et vite. A suivre...
Commentaires sur cet article tcheuk mais c'est obligé obligé d'avoir un t shirt jaune pour faire de la capoiera...non mais c'est juste que je comptais m'y mettre dans mon salon et là, je m'aperçois avec desespoir que je n'ai pas de t shirt jaune...bon ben, tant pis, je vais me faire la K7 de jane fonda, là, au moins, c'est bon j'ai mes guêtres de 1984.
plus sérieusement, c'est pas le tout de rigoler, on n'est quand même pas là pour ça dans la vie : as usual ma lotte, tu me bleuffes par la spontanéité avec laquelle tu vas d'un plan à un autre,d'une découverte à une autre...mon petit lémurien...enjoy
miss you
tcheuk
Boa viagem e boa jinga!
Beijos! super ton blog!
Mathilde (ta voisine de travail et de domicile)
ariane Wahouou ! Mais t'étais déjà partie là-bas en fait ? T'as pris des contacts avant de partir ?... 2 jours après l'arrivée, en te lisant, j'ai l'impression que tu es là depuis 15 jours et ce n'est que le début !
So interesting de te lire pour les pauvres parisiens que nous sommes !bizouss